Saison 2018-2019

LE CHEVALIER D'ÉON

Du jeudi 25 avril 2019 au samedi 25 mai 2019

En quelques mots… Agent secret sous Louis XV, d’Eon se déguise en femme pour mener à bien une mission périlleuse en Russie. Après d’Artagnan dans Les trois mousquetaires et Jim Hawkins dans L’île au trésor, Julien Besure revient, l’épée à la main, pour notre plus grand plaisir. Cette pièce avait déjà connu un très joli succès à sa création en 2006. C’est Daphné D’Heur, cette fois, qui nous proposera une nouvelle mise en scène de ce texte accessible dès l’âge de 8 ans.

 Lorsque Thierry Debroux m’a proposé de mettre en scène Le chevalier d’Eon, j’ai immédiatement été séduite par cette gageure. J’avais jusqu’alors mis en scène des formes intimistes portées sur des sujets contemporains et réunissant des distributions restreintes. La perspective de conduire une grande équipe et de me frotter à un genre inhabituel pour moi s’est présentée comme un défi très excitant. Je me suis plongée avec gourmandise dans l’histoire de ce personnage fascinant, le Versailles de Louis XV et la cour de la Tsarine Elisabeth Petrovna. La pièce rythmée à la mesure de la vie trépidante de celui que les historiens qualifient de premier James Bond de l’histoire m’a rapidement emballée. Elle m’a évoqué, par sa structure, les pièces historiques et comédies de Shakespeare. Mais, surtout, elle offrait la perspective de donner à un grand nombre de jeunes acteurs, fraîchement issus de nos écoles d’Art dramatique, l’opportunité devenue trop rare de se révéler sur les planches. Avec pour complices Jacques Capelle, Antoine Guillaume, Anne Guilleray, Vincent Bresmal, Urteza Da Fonseca et Mickey Boccar, j’ambitionne d’offrir aux spectateurs de tous âges un spectacle divertissant et fin, haut en rythme et couleurs. Fortement inspirés par l’esthétique du Marie-Antoinette de Sophia Coppola, l’on se joue ici des codes de la bienséance à la Française comme de ceux du théâtre classique en ne manquant pas un clin d’œil amical aux comédies-ballets chères à la cour de Versailles. Si l’histoire n’est pas d’aujourd’hui, l’auteur excelle à insuffler humour et sensibilité à la légende du chevalier, conférant de la sorte à la tradition des pièces de cape et d’épée une modernité jubilatoire. L’intrigue amuse, certes, mais elle ne se prive pas de questionner la fidélité de l’âme et la place du cœur dans les hautes sphères du pouvoir. Daphné D’HEUR